|
-Scène 1 : narrateur
Il fut un temps, dans un pays lointain, se trouvait un petit village qui du affronter un terrible problème.
Quelques années auparavant, un immense barrage avait été construit. Il était si grand, si large, et si haut, qu’il empêchait, le vent et l’eau de circuler normalement, et de s’acheminer jusqu’à la région du walo.
Les habitants de ce village étaient alors très embêtés, ils ne pouvaient plus cultiver car la terre était toute asséchée.
Les arbres, les cultures, les fruits, les légumes, et même les fleurs ne poussaient plus.
Tout était petit, plus rien ne grandissait, il n’y avait plus de production.
Ils n’avaient plus rien a vendre au marché et plus rien à cuisiner.
Quelle terrible situation ! Imaginez vous des villages entiers coupes de vivres et de travail.
Vient donc l’idée, un soir, à quelques sages du village de se réunir pour trouver une solution.
-Scène 2 : les vieux, le baobab, au village
3 vieux sont déjà assis, le dernier arrive peu de temps après
VIEU 1 : C’est plus possible, on est en pleine crise, dans deux jours c’est le marché et j’ai rien a donné a ma femme pour qu’elle aille vendre. Si je ne peux plus subvenir au besoin de ma famille, pour qui vais-je passer ?
VIEU 3 (muet) :
VIEU 2 : On est tous dans le même cas, mais je suis bien d’accord avec toi, ca ne peut plus…
Arrivé du dernier
VIEU 4 : Salam aleikoum
Les 3 lèvent la tête et répondent a ses salutations
VIEU 1 : C’est pas trop tôt ! On t’as jamais dis que le plat n’attend pas ! Tu nous en veux pas, on a commencé sans toi. Y en a marre de toujours attendre les même.
VIEU 2 (muet) : RIRE
VIEU 4 : Tutti tutti, t’emballe pas comme ça mon petit, tu va t’étouffer avec le riz.
VIEU 2 : Barna, ça suffit, je crois qu’on a d’autre problèmes un peu lus important que vos chamailleries de gamins. Moi je me préoccupe de l’avenir de notre village, parce qu’avec ce barrage, nos récoltes sont amoindries voir inexistantes, l’eau ne coule plus suffisamment…
VIEU 4 : C’est le barrage qui est la cause de nos soucis, il nous coupe de l’eau, du vent, notre terre est trop sèche pour cultiver quoi que ce soit, faut trouver une solution et vite.
VIEU 1 : Vite, vite, t’es bien placé pour dire ça toi ! La seule solution envisageable pou moi, c’est qu’on va devoir quitter nos villages, notre région, nos maisons…
VIEU 2 : Il e est hors de questions, ma vie est ici, nos ancêtres ont tous battis, aujourd’hui on doit leur faire honneur, on a pas le droit de baisser les bras aussi vite.
VIEU 3 (muet) : regard attendrit vers le baobab
VIEU 4 : Je comprend ce que tu ressens, nos pères s’asseyaient déjà a l’ombre de ce baobabs pour palabrer des problèmes du village. C’est le doyen et il est dans le cœur de chacun, on ne peu pas l’abandonner comme ça.
VIEU 2 : il se lève
Ok, j’ai la solution, on va réunir tous les chefs de village d toute la contrée et on va en discuter, ensemble, on trouvera forcément une solution.
VIEU 1 : Hey superman, tu crois aller où avec ta cape, t’as pas de supers pouvoirs, on a jamais vu personne réunir touts les chefs de villages. Sais tu seulement combien y a de village touchés ? Et puis pendant que t’y est t’as qu’a invité le président et ces ministres !!!
VIEU 2 : Tu te prends pour qui a me parler sur ce ton ! moi au moins, j’essai de trouver des solutions, toi a part râler tu tourne en rond.
VIEU 3 (muet) : signe comme quoi ils sont tarés, il s’en va
VIEU 4 : Ba ouais, regardez vous aussi, on dirait des momes, vous etes incapables de vous parlez sans vous chamaillez. J’ai rien a faire la, continuez sans moi.
Regards noirs entre les deux restants
VIEU 1 : Honte sur toi avec tes beaux discours, d’ancêtre et de baobab, moi tout ce que je vois c’est que si ce soir on a pas trouver une solution, c’est a cause de toi.
Il s’en va
VIEU 2 : Et ba t’as raison, rentre chez toi et mes hommages a ta femme !
Admire le baobab l’air pensif et s’en va a son tour
-Scène 3 : petite fille/ baobab, a village
(La petite fille balaie sous le baobab)
BAOBAB : (voix enrouée)
Psst !Psst ! Hé toi !
KUMBA : (se retourne, regarde de tous les cotés)
Qui est la ?
BAOBAB : Regarde plus loin que le bout de ton nez, lève la tête et ne sois as étonnée.
KUMBA : (elle lâche son balai en criant)
C’est toi baobab ?
BAOBAB : Chut ! Personne ne doit savoir que je peux parler. Je n’ai pas dis un mot depuis tant d’année, ma voix en est toute enrouée.
KUMBA : Pourquoi t’adresse tu a moi alors ?
BAOBAB : Par ce que l’heure est grave mon enfant, les vieux du village qui s’assoient sous mon ombrage ne sont pas capable de résoudre les problèmes actuels. Ils sont puérils et débiles, et si on ne fait rien, ce sera la fin
KUMBA : Mais pourquoi moi ?
BAOBAB : Par ce que tu prends soi de moi depuis ton plus jeune âge. Je te connais mieux que tu ne le penses. Voilà tant d’années que je t’observe, t’écoutes dans mon ombre. Tu es la plus qualifiée pour remplir cette mission. T’es brave, jeune, pleine de courage et de raison.
KUMBA : Non mais j’y crois pas, je suis en train de rever. Je parle à un arbre.
(elle fait le tour de baobab, le touche, lui soulève les branches)
BAOBAB : (rire) Arrête, tu me chatouilles !
KUMBA : Bon, qu’est ce que tu attends de moi ?
BAOBAB : Tu veux sauver le village ou bien ?
KUMBA : Ba oui !
BAOBAB : Alors approche toi et écoutes moi bien. Il faut que tu partes en quête des graines de goyavier. Seul cet arbre peut pousser dans cette terre, sans trop d’air ni trop d’eau. Si tu le ramène ici, on pourra utilise son fruit, son bois. C’est déjà un premier pas.
KUMBA : Et je le trouve ou ce goyavier ?
BAOBAB : Traverse la brousse par le Nord. Avant le village de DjenDjeni tu trouveras le grand goyavier. Fais bien attention à toi et ne dévoile notre secret à personne !
KUMBA : Si c’est ton souhait je le respecterai. Je partirai demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne.
BAOBAB : Tiens, prends quelques uns de mes fruits, la route va être longue et périlleuse. (Il se secoue)
Allez va maintenant et bon vent !
-Scène 4 : petite fille/parents, au village
MERE : Ou vas-tu comme ça ?
KUMBA : Je vais rendre visite à Fatou, je lui apporte des provisions
PERE : Elle a de la chance d’avoir une amie comme toi. Passe le bonjour a son père et dis lui que de main , sans faute, je l’accompagne en ville.
KUMBA : Oui papa
MERE : Sois prudente Kumbis et reviens pour l’heure du repas.
-Scène 5 : petite file grand père, à la case du grand père
Elle arrive en courant, essoufflée
KUMBA : Papé Papé !! Tu me croira jamais !
PAPE : Qu’y a t’il mon enfant? Assied toi et raconte moi
KUMBA : Comme tout les matins, je nettoyais le pied du baobab, et la j’entend une grosse voix qui me parle. Je me retourne, je ne vois rien, le lève la tête, le baobab me parlait.
PAPE : Sais tu ma petite Kumba, qu’il y a des années et des années cet arbre avait parlé. Mon grand père me racontait ses histoires. Mais attention, ca doit rester secret, si cet arbre s’est adressé à toi, c’est qu’il te porte toute sa confiance. C’est un honneur pour toi, ne le déçoit pas.
Il t’a dis quoi ?
KUMBA : Il m’a dit que pour sauver le village, il fallait que je parte en quête des graines de goyavier, seul cet arbre pourrait nous aider.
PAPE : Alors tu ne dois pas perdre de temps, une longue route devant toi t’attend. File mon enfant…
KUMBA : Mais Papé, je suis pas un peu jeune pour remplir cette mission ? Et puis seule ? A quoi bon !!
PAPE : Il s’est adressé à toi et toi seule, c’est qu’il a senti toute tes capacités et la futilité qui émane de toi. Te décourage pas, tu y arriveras.
Il se retourne, fouille derrière lui et en sort ne boîte
Tiens, prend cette boîte, elle est en bois de goyavier. Tu pourras y ranger les graines et elle me permettra de garder un œil sur toi. Allez file maintenant, le temps presse.
KUMBA : Merci Pape, je serais de retour au plus vite.
Elle s’en va, se retourne
Rassure les parents, je ne leur ai rien dit de mon départ.
PAPE : Promis, pars sans crainte.
-Scène 6 : petite fille/compagnon, en brousse
KUMBA : (elle marche, regarde autour d’elle, lève la tête, s’asseoit. Met sa tête entre ses mains. Entend des craquements de pas)
Y a quelqu’un ? Héo ! S’il vous plait !
(Arrivée du compagnon)
Salutations
SAMBA : Pourquoi crie tu comme ça ? Tu effrayes tous les animaux, et puis d’où viens tu d’abord ?
KUMBA : Voilà maintenant des heures que je marche sous le soleil, je suis perdue, je n’en peux plus.
SAMBA : Que cherches tu ?
KUMBA : Je dois me rendre à Djendjeni, devant le grand goyavier. Il faut que j’aille lui parler.
SAMBA : Au grand goyavier !? (L’air étonné) Mais voilà des années que plus personne ne s’y est risqué !
KUMBA : Tu sais alors où il se trouve ?
SAMBA : Bien sur, mais es tu sure de vouloir y aller ? T’as t on déjà parlé du danger ?
Une légende dit qu’il y a des années, des villageois ont réveillés le goyavier. Ils ont voulu couper ses pieds pour travailler on bois. T là, malheur, il a crié, il s’est agité, et les a tous avalé en une seule bouchée. Depuis personne n’ose l’approcher de peur de réveiller en lui toute cette méchanceté.
KUMBA : Peu importe tes histoires à dormir debout, il faut que j’aille lui parler.
SAMBA : Pourquoi ça ?
KUMBA : Mon village est en danger, si on ne fait rien, on va tous devoirs désertés. Le seul moyen de lutter, c’est de trouver des graines de goyavier.
SAMBA : Tu ne m’as pas l’air farouche pour une gamine de la ville. La brousse est dangereuse et pleine de mystère.
KUMBA : J’ai pas le choix, et puis t’es qui toi pour me parler comme ça ? Tu sors d’où d’abord avec cet accoutrement ? Et t’as quel âge pour me traiter de gamine ?
SAMBA : Je m’appelle Samba, t’as raison, je ne suis guère plus vieux que toi mais je suis là chez moi. La brousse n’a plus de secret pour moi. Mais bon, t’as l’air d’avoir toutes les clés en main pour continuer ton chemin. Bon courage !
(il se retourne et fais quelques pas, elle le rattrape)
KUMBA : Attends, attends, excuses moi. Je m’appel Kumba, j’avoue que j’ai grand besoin de ton aide. Je suis perdue, fatiguée, je na sais où aller ni même quoi manger. Est-ce que tu accepterait de m’aider ?
SAMBA : Ok, mais à une condition, tu fais ce que je te dis, sans bruits et sans chichi. C’est compris ?
KUMBA : Merci, allons y !
-Scène 7 : petite fille/ compagnon/ goyavier, en brousse
SAMBA : Regarde, c’est lui, le grand goyavier…à toi de jouer maintenant.
KUMBA : Vraiment c’est lui ? Il est immense !
Bon, je me lance. Quand faut y aller, faut y aller…
Héo ! Héo ! Y a quelqu’un ? Tu dors msieu le goyavier ?!!
GOYAVIER : «PFFFF ! Toi tu ne sais pas a qui tu t‘adresses !
T’arrives t il souvent de réveiller les gens en pleine sieste ?
Sache que ma race est d’une grande noblesse, et que tu devrais t’armer d’un peu lus de délicatesse pour parler avec des gens de mon espèce !
Cette jeunesse regorge d’impolitesse !
Je suis un arbre fruitier d’une grande utilité, tout comme mes confrères, qu’il soit ou pas des conifères !
De nos arbres vous tirez une richesse in estimée : de mes racines et de mes feuilles vous vous soigne, de mes fruits vous vous rassasiez, de mon bois vous vous héberger vous vous chauffez, vous construisez tout votre mobilier, et vos outils.
J’espère au moins que ta venue si impromptue a pour cause de très importantes choses. Si tu oses me réveiller, toi qui a l’air si pressée, tu as intérêt a bien argumenter.
KUMBA : Ecoute moi bien goyavier, je suis envoyé par ton ami baobab qui se fait bien du souci. Notre village, et notre région toute entière sont sur le point de mourir. A cause d’un barrage construit dans le fleuve, toutes nos cultures sont asséchées, périmées, abîmées. Nous n’aurons bientôt plus rien à manger !
C’est baobab qui m’a envoyé te demander une de tes graines car tu pourrai nous sauvé toi qui pousse partout et avec tant de facilité.
GOAVIER : C’est donc baobab qui t’envoie…s’il a envoyé une si petite fille c’est qu’il doit avoir de bien grands problèmes…Mais bon, comme c’est un vieil ami je veux bien t’aider. Mais sache que seul mes graines ne pourront pas sauvé tout ton village. Comme tu m’as l’air courageuse et vaillante je vais te dire un secret.
Il te faut aller chercher les quatre éléments pour que tout se remette à pousser chez toi. Je les connais bien chacun. D’abord tu iras voir la terre, puis l’eau, le feu et l’air et tous te donneront un peu d’eux pour régénérer l’environnement qui t’entoure. Lorsque tu rentreras dans ton village, tu planteras ma graine dans la terre puis tu libéreras tous les éléments autour de moi. Et tu verras, tout redeviendra comme avant, peut être même mieux…
Continue tout droit à travers la brousse et tu trouveras au pied d’une colline un trou entouré de fleurs sublimes. C’est le domaine de la terre. Sois gentille avec elle…
Maintenant je vais me secouer pour que tu puisses prendre une de mes graines, écartes toi.
Voilà, aller bonne route à tous les deux et courage !!
|