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QUAND LA CARAVANE REPART

Dernière matinée au Centre Morgane, derniers instants à Dagana.

Levées à la fraiche pour les derniers entrainements de basket, on regarde les petites têtes de tous ceux que nous nous apprêtons à quitter.

Un dernier coup d'oeil sur la route, la charette aux 3 ânes passe comme toujours, les petites filles de l'école d'arabe d'en face jouent à l'élastique avec leurs foulards pendant que les garçons tapent un foot, les camions roulent à toutes vitesse remplis de travailleurs, la vie continue en somme.

Mais maintenant ce sera sans nous.

Dans une petite heure on fait un bilan avec les instituteurs et le directeur. C'est le moment des grandes explications....le pourquoi de notre départ précipité et puis nos impressions comme les leurs. On a déjà eu quelques échos de la part des instits, je les qualifierai de positifs. On verra bien...

La chambre est presque vide, adieu douche cassée, moustiquaire trouée et vue sur le Sahel,.

Les sacs posés devant les lits vomissent les affaires tant on en a...on en a donné déjà une bonne partie alors que faire de tout le reste? Pour le moment il reste sur notre dos mais au moment du vrai départ pour la Mauritanie il va falloir déchargé.

Depuis hier soir on est habitées par un drôle de calme intérieur. C'est certainement le fait de savoir qu'on quitte ce repère pour un trouver un plus serein, plus à meme de combler notre envie de calme.

On passe quelques jours à Saint Louis, où il y a un festival de jazz puis après un ou deux jours de repos on quittera le Sénégal direction Mauritanie.

Pour le moment on se contente de faire 200km sous la chaleur, la suite du voyage rique d'etre plus "ensablée".

Voilà, c'est la fin et avant tout un nouveau départ, notre caravane repart.................

 

A tous, merci de votre soutient pendant ces derniers instants daganesques qui n'ont pas été pour nous de tout repos



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Publié à 12:17 , le 9/05/2008,
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ENVIES D'AILLEURS

Voila; donc ca c'est comme avez pu l'imaginer ce que les enfants vont faire pour la representation.

on avance un peu notre depart, le 17 mais direction la mauritanie, a notre grand soulagement( enfin faut tenir jusque la)

Dagana n'aura pas ete le plus simple de nos projets a tenir, et meme si on manque de recul sur le sujet, on peut dire que beaucoup de facteur sont a prendre en compte.

certaines erreurs de notre parts, un environnement relativement hostile a la vie, bref plein de choses.

direction nouvelle, la mauritanie, l'arrivée au Maroc, un peu de repos avanr de commencer les chatiers internationnaux avec JEC maroc.

Nous ne serons pas joignable pendant la mauritanie, enfin vu le peu de gens qui nous joingnent depuis la france, on y verra que du feu.(ca va je taquine, on sait que ca coute bonbon).

on sait pas combien de temps on reste en mauritanie, on sait jusque que timoor, le frere de lewis nous attend a essaouira.

Dons inchallah plein de belles choses, et des imprevus sympathiques aveant JEC.

On va redevenir purement touristes jusqu'au 15 juin, ca va nous faire du bien.

 

 



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Publié à 06:17 , le 5/05/2008,
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Dialogues par scènes de l’adaptation théâtrale du conte

 

 

-Scène 1 : narrateur

 

Il fut un temps, dans un pays lointain, se trouvait un petit village qui du affronter un terrible problème.

Quelques années auparavant, un immense barrage avait été construit. Il était si grand, si large, et si haut, qu’il empêchait, le vent et l’eau de circuler normalement, et de s’acheminer jusqu’à la région du walo.

 

Les habitants de ce village étaient alors très embêtés, ils ne pouvaient plus cultiver car la terre était toute asséchée.

Les arbres, les cultures, les fruits, les légumes, et même les fleurs ne poussaient plus.

Tout était petit, plus rien ne grandissait, il n’y avait plus de production.

Ils n’avaient plus rien a vendre au marché et plus rien à cuisiner.

Quelle terrible situation ! Imaginez vous des villages entiers coupes de vivres et de travail.

 

Vient donc l’idée, un soir, à quelques sages du village de se réunir pour trouver une solution.

 

 

-Scène 2 : les vieux, le baobab, au village

3 vieux sont déjà assis, le dernier arrive peu de temps après

 

VIEU 1 : C’est plus possible, on est en pleine crise, dans deux jours c’est le marché et j’ai rien a donné a ma femme pour qu’elle aille vendre. Si je ne peux plus subvenir au besoin de ma famille, pour qui vais-je passer ?

 

VIEU 3 (muet) :

 

 

VIEU 2 : On est tous dans le même cas, mais je suis bien                     d’accord avec toi, ca ne peut plus…

 

Arrivé du dernier

VIEU 4 : Salam aleikoum

Les 3 lèvent la tête et répondent a ses salutations

 

VIEU 1 : C’est pas trop tôt ! On t’as jamais dis que le plat n’attend pas ! Tu nous en veux pas, on a commencé sans toi. Y en a marre de toujours attendre les même.

 

VIEU 2 (muet) : RIRE

 

VIEU 4 : Tutti tutti, t’emballe pas comme ça mon petit, tu va t’étouffer avec le riz.

 

VIEU 2 : Barna, ça suffit, je crois qu’on a d’autre problèmes un peu lus important que vos chamailleries de gamins. Moi je me préoccupe de l’avenir de notre village, parce qu’avec ce barrage, nos récoltes sont amoindries voir inexistantes, l’eau ne coule plus suffisamment…

 

VIEU 4 : C’est le barrage qui est la cause de nos soucis, il nous coupe de l’eau, du vent, notre terre est trop sèche pour cultiver quoi que ce soit, faut trouver une solution et vite.

 

VIEU 1 : Vite, vite, t’es bien placé pour dire ça toi ! La seule solution envisageable pou moi, c’est qu’on va devoir quitter nos villages, notre région, nos maisons…

 

VIEU 2 : Il e est hors de questions, ma vie est ici, nos ancêtres ont tous battis, aujourd’hui on doit leur faire honneur, on a pas le droit de baisser les bras aussi vite.

 

VIEU 3 (muet) : regard attendrit vers le baobab

 

VIEU 4 : Je comprend ce que tu ressens, nos pères s’asseyaient déjà a l’ombre de ce baobabs pour palabrer des problèmes du village. C’est le doyen et il est dans le cœur de chacun, on ne peu pas l’abandonner comme ça.

 

VIEU 2 : il se lève

Ok, j’ai la solution, on va réunir tous les chefs de village d toute la contrée et on va en discuter, ensemble, on trouvera forcément une solution.

 

VIEU 1 : Hey superman, tu crois aller où avec ta cape, t’as pas de supers pouvoirs, on a jamais vu personne réunir touts les chefs de villages. Sais tu seulement combien y a de village touchés ? Et puis pendant que t’y est t’as qu’a invité le président et ces ministres !!!

 

VIEU 2 : Tu te prends pour qui a me parler sur ce ton ! moi au moins, j’essai de trouver des solutions, toi a part râler tu tourne en rond.

 

VIEU 3 (muet) : signe comme quoi ils sont tarés, il s’en va

 

VIEU 4 : Ba ouais, regardez vous aussi, on dirait des momes, vous etes incapables de vous parlez sans vous chamaillez. J’ai rien a faire la, continuez sans moi.

 

Regards noirs entre les deux restants

 

VIEU 1 : Honte sur toi avec tes beaux discours, d’ancêtre et de baobab, moi tout ce que je vois c’est que si ce soir on a pas trouver une solution, c’est a cause de toi.

Il s’en va

 

VIEU 2 : Et ba t’as raison, rentre chez toi et mes hommages a ta femme !

Admire le baobab l’air pensif et s’en va a son tour

 

 

-Scène 3 : petite fille/ baobab, a village

(La petite fille balaie sous le baobab)

BAOBAB : (voix enrouée)

Psst !Psst ! Hé toi !

KUMBA : (se retourne, regarde de tous les cotés)

     Qui est la ?

 

BAOBAB : Regarde plus loin que le bout de ton nez, lève la tête et ne sois as étonnée.

 

KUMBA : (elle lâche son balai en criant)

     C’est toi baobab ?

 

BAOBAB : Chut ! Personne ne doit savoir que je peux parler. Je n’ai pas dis un mot depuis tant d’année, ma voix en est toute enrouée.

 

KUMBA : Pourquoi t’adresse tu a moi alors ?

 

BAOBAB : Par ce que l’heure est grave mon enfant, les vieux du village qui s’assoient sous mon ombrage ne sont pas capable de résoudre les problèmes actuels. Ils sont puérils et débiles, et si on ne fait rien, ce sera la fin

 

KUMBA : Mais pourquoi moi ?

 

BAOBAB : Par ce que tu prends soi de moi depuis ton plus jeune âge. Je te connais mieux que tu ne le penses. Voilà tant d’années que je t’observe, t’écoutes dans mon ombre. Tu es la plus qualifiée pour remplir cette mission. T’es brave, jeune, pleine de courage et de raison.

 

KUMBA : Non mais j’y crois pas, je suis en train de rever. Je parle à un arbre.

(elle fait le tour de baobab, le touche, lui soulève les branches)

 

BAOBAB : (rire) Arrête, tu me chatouilles !

 

KUMBA : Bon, qu’est ce que tu attends de moi ?

 

BAOBAB : Tu veux sauver le village ou bien ?

 

KUMBA : Ba oui !

 

BAOBAB : Alors approche toi et écoutes moi bien. Il faut que tu partes en quête des graines de goyavier. Seul cet arbre peut pousser dans cette terre, sans trop d’air ni trop d’eau. Si tu le ramène ici, on pourra utilise son fruit, son bois. C’est déjà un premier pas.

 

KUMBA : Et je le trouve ou ce goyavier ?

 

BAOBAB : Traverse la brousse par le Nord. Avant le village de DjenDjeni tu trouveras le grand goyavier. Fais bien attention à toi et ne dévoile notre secret à personne !

 

KUMBA : Si c’est ton souhait je le respecterai. Je partirai demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne.

 

BAOBAB : Tiens, prends quelques uns de mes fruits, la route va être longue et périlleuse. (Il se secoue)

Allez va maintenant et bon vent !

 

 

-Scène 4 : petite fille/parents, au village

MERE : Ou vas-tu comme ça ?

 

KUMBA : Je vais rendre visite à Fatou, je lui apporte des provisions

 

PERE : Elle a de la chance d’avoir une amie comme toi. Passe le bonjour a son père et dis lui que de main , sans faute, je l’accompagne en ville.

 

KUMBA : Oui papa

 

MERE : Sois prudente Kumbis et reviens pour l’heure du repas.

 

 

-Scène 5 : petite file grand père, à la case du grand père

Elle arrive en courant, essoufflée

KUMBA : Papé Papé !! Tu me croira jamais !

 

PAPE : Qu’y a t’il mon enfant? Assied toi et raconte moi

 

KUMBA : Comme tout les matins, je nettoyais le pied du baobab, et la j’entend une grosse voix qui me parle. Je me retourne, je ne vois rien, le lève la tête, le baobab me parlait.

 

PAPE : Sais tu ma petite Kumba, qu’il y a des années et des années cet arbre avait parlé. Mon grand père me racontait ses histoires. Mais attention, ca doit rester secret, si cet arbre s’est adressé à toi, c’est qu’il te porte toute sa confiance. C’est un honneur pour toi, ne le déçoit pas.

Il t’a dis quoi ?

 

KUMBA : Il m’a dit que pour sauver le village, il fallait que je parte en quête des graines de goyavier, seul cet arbre pourrait nous aider.

 

PAPE : Alors tu ne dois pas perdre de temps, une longue route devant toi t’attend. File mon enfant…

 

KUMBA : Mais Papé, je suis pas un peu jeune pour remplir cette mission ? Et puis seule ? A quoi bon !!

 

PAPE : Il s’est adressé à toi et toi seule, c’est qu’il a senti toute tes capacités et la futilité qui émane de toi. Te décourage pas, tu y arriveras.

Il se retourne, fouille derrière lui et en sort ne boîte

Tiens, prend cette boîte, elle est en bois de goyavier. Tu pourras y ranger les graines et elle me permettra de garder un œil sur toi. Allez file maintenant, le temps presse.

 

KUMBA : Merci Pape, je serais de retour au plus vite.

Elle s’en va, se retourne

Rassure les parents, je ne leur ai rien dit de mon départ.

 

PAPE : Promis, pars sans crainte.

 

 

-Scène 6 : petite fille/compagnon, en brousse

 

KUMBA : (elle marche, regarde autour d’elle, lève la tête, s’asseoit. Met sa tête entre ses mains. Entend des craquements de pas)

Y a quelqu’un ? Héo ! S’il vous plait !

 

(Arrivée du compagnon)

Salutations

 

SAMBA : Pourquoi crie tu comme ça ? Tu effrayes tous les animaux, et puis d’où viens tu d’abord ?

 

KUMBA : Voilà maintenant des heures que je marche sous le soleil, je suis perdue, je n’en peux plus.

 

SAMBA : Que cherches tu ?

 

KUMBA : Je dois me rendre à Djendjeni, devant le grand goyavier. Il faut que j’aille lui parler.

 

SAMBA : Au grand goyavier !? (L’air étonné) Mais voilà des années que plus personne ne s’y est risqué !

 

KUMBA : Tu sais alors où il se trouve ?

 

SAMBA : Bien sur, mais es tu sure de vouloir y aller ? T’as t on déjà parlé du danger ?

Une légende dit qu’il y a des années, des villageois ont réveillés le goyavier. Ils ont voulu couper ses pieds pour travailler on bois. T là, malheur, il a crié, il s’est agité, et les a tous avalé en une seule bouchée. Depuis personne n’ose l’approcher de peur de réveiller en lui toute cette méchanceté.

 

KUMBA : Peu importe tes histoires à dormir debout, il faut que j’aille lui parler.

 

SAMBA : Pourquoi ça ?

 

KUMBA : Mon village est en danger, si on ne fait rien, on va tous devoirs désertés. Le seul moyen de lutter, c’est de trouver des graines de goyavier.

 

SAMBA : Tu ne m’as pas l’air farouche pour une gamine de la ville. La brousse est dangereuse et pleine de mystère.

 

KUMBA : J’ai pas le choix, et puis t’es qui toi pour me parler comme ça ? Tu sors d’où d’abord avec cet accoutrement ? Et t’as quel âge pour me traiter de gamine ?

 

SAMBA : Je m’appelle Samba, t’as raison, je ne suis guère plus vieux que toi mais je suis là chez moi. La brousse n’a plus de secret pour moi. Mais bon, t’as l’air d’avoir toutes les clés en main pour continuer ton chemin. Bon courage !

(il se retourne et fais quelques pas, elle le rattrape)

 

KUMBA : Attends, attends, excuses moi. Je m’appel Kumba, j’avoue que j’ai grand besoin de ton aide. Je suis perdue, fatiguée, je na sais où aller ni même quoi manger. Est-ce que tu accepterait de m’aider ?

 

SAMBA : Ok, mais à une condition, tu fais ce que je te dis, sans bruits et sans chichi. C’est compris ?

 

KUMBA : Merci, allons y !

 

 

-Scène 7 : petite fille/ compagnon/ goyavier, en brousse

 

SAMBA : Regarde, c’est lui, le grand goyavier…à toi de jouer maintenant.

 

KUMBA : Vraiment c’est lui ? Il est immense !

Bon, je me lance. Quand faut y aller, faut y aller…

Héo ! Héo ! Y a quelqu’un ? Tu dors msieu le goyavier ?!!

 

GOYAVIER : «PFFFF ! Toi tu ne sais pas a qui tu t‘adresses !

T’arrives t il souvent de réveiller les gens en pleine sieste ?

Sache que ma race est d’une grande noblesse, et que tu devrais t’armer d’un peu lus de délicatesse pour parler avec des gens de mon espèce !

Cette jeunesse regorge d’impolitesse !

Je suis un arbre fruitier d’une grande utilité, tout comme mes confrères, qu’il soit ou pas des conifères !

De nos arbres vous tirez une richesse in estimée : de mes racines et de mes feuilles vous vous soigne, de mes fruits vous vous rassasiez, de mon bois vous vous héberger vous vous chauffez, vous construisez tout votre mobilier, et vos outils.

 

J’espère au moins que ta venue si impromptue a pour cause de très importantes choses. Si tu oses me réveiller, toi qui a l’air si pressée, tu as intérêt a bien argumenter.

 

KUMBA : Ecoute moi bien goyavier, je suis envoyé par ton ami baobab qui se fait bien du souci. Notre village, et notre région toute entière sont sur le point de mourir. A cause d’un barrage construit dans le fleuve, toutes nos cultures sont asséchées, périmées, abîmées. Nous n’aurons bientôt plus rien à manger !

C’est baobab qui m’a envoyé te demander une de tes graines car tu pourrai nous sauvé toi qui pousse partout et avec tant de facilité.

 

GOAVIER : C’est donc baobab qui t’envoie…s’il a envoyé une si petite fille c’est qu’il doit avoir de bien grands problèmes…Mais bon, comme c’est un vieil ami je veux bien t’aider. Mais sache que seul mes graines ne pourront pas sauvé tout ton village. Comme tu m’as l’air courageuse et vaillante je vais te dire un secret.

Il te faut aller chercher les quatre éléments pour que tout se remette à pousser chez toi. Je les connais bien chacun. D’abord tu iras voir la terre, puis l’eau, le feu et l’air et tous te donneront un peu d’eux pour régénérer l’environnement qui t’entoure. Lorsque tu rentreras dans ton village, tu planteras ma graine dans la terre puis tu libéreras tous les éléments autour de moi. Et tu verras, tout redeviendra comme avant, peut être même mieux…

Continue tout droit à travers la brousse et tu trouveras au pied d’une colline un trou entouré de fleurs sublimes. C’est le domaine de la terre. Sois gentille avec elle…

Maintenant je vais me secouer pour que tu puisses prendre une de mes graines, écartes toi.

Voilà, aller bonne route à tous les deux et courage !!



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Publié à 06:14 , le 5/05/2008,
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-Scène 8 : petite fille/ compagnon, en brousse

KUMBA : Samba, j’ai faim et je suis fatiguée. Ca fait des heures qu’on marche. On ne peut pas se reposer juste un peu ?

 

SAMBA : On est en pleine brousse, mieux vaut sortir et atteindre la plaine.

 

KUMBA : J’en peux plus j’ai mal aux pieds !

 

SAMBA : Comme tu voudras mais alors restes près de moi

 

Ils s’assoient, samba allume un feu

 

KUMBA : On va manger quoi ?

 

SAMBA : Tu verras…

 

Il se lève et va cueillir des feuilles qu’il met sur e feu

 

KUMBA : C’est quoi ?

 

SAMBA : C’est une plante pleine de vitamines. Elle nous donnera du courage pour demain.

 

KUMBA : rigole

 

SAMBA : Chut ! Chut ! Tais toi ! T’entends ? Bouge pas, reste là !

 

KUMBA : C’est quoi ?

 

SAMBA : Prend ce bâton et reste près du feu

 

KUMBA : Et toi, ou tu vas ? Samba, reste avec moi !

 (On entend des cris. Samba revient les vêtements tout déchirés)

 

KUMBA : Ca va ? C’était quoi ?

 

SAMBA : Une hyène affamée. Elle était déjà blessée. Je l’ai fait fuir, elle a voulu m’attaquer mais je lui ai échappé !

 

Kumba regarde Samba attendrit, elle lui prend le bras et regarde sa blessure. Elle prend un bout de son foulard pour lui en faire un pansement

 

KUMBA : J’ai eu peur, je savais pas quoi faire, je t’entendais crier…

 

SAMBA : T’en fais pas, je suis ici chez moi, je connais bien tout ça.

 

Kumba s’allonge

 

KUMBA : Je suis fatiguée, je vais me reposer.

 

SAMBA : Endors toi tranquille, le feu nous protègeras, je reste près de toi.

 

-Scène 9 : les vieux et le grand père, au village

 

VIEU1 : Dis donc, voilà des jours qu’on n’a pas vu la jolie Kumba, où est elle ?

 

VIEU2 : C’est vrai ça ! J’aimais bien discuter avec elle. Ou est elle passée ?

 

VIEU3 : Parle au vieux 4 pour qu’il traduise

 

Traduction : Fais pas cette tête mon vieux, qu’est ce qui se passe ? On dirai que tu vas a un enterrement

 

GRD PERE : ….Je ne dois rien dire…

 

VIEU4 : Arrête de te faire prier…

 

GRD PERE : Bon, voilà déjà trois lunes qu’elle est parie à la recherche d’une graine magique qui pourrai sauver notre village. Mais ne dites rien !

 

VIEU2 : Quoi ? Qu’est ce que c’est que cette histoire ?

 

VIEU1 : Tu délires !

 

GRD PERE : Il faut bien que quelqu’un fasse quelque chose pour ce village. Et c’est sur que c’est pas vous qui allez faire quelque chose !! De toute façon je savais que j’aurai rien du vos dire. Vous n’êtes que des bandits, que des voyous, des saysayous !

 

-Scène 10 : petite fille/ compagnon/ terre, en brousse

 

KUMBA : Je suis tellement fatiguée. Toi ça va ?

 

SAMBA : Oui, ne t’inquiètes pas pour moi. O regarde !!C’est là !

 

KUMBA : Enfin arrivés ! Terre ? Tu es là ? Je voudrai te parler !

 

TERRE : « O teranga ! Terre d’accueil !

Chaque jour tu poses tes pieds, chaque jour tu marches, sans même penser a moi.

Ne t’es tu jamais demandé comment tu ferais sans moi ?

Sur quoi marcherais tu ? Que mangerais tu ?

Je suis multiple et diverse, et en même temps unique,

Tu me cultives, et grâce à  moi tu te nourris.

Je suis sèche, parfois humide, je suis le terreau de ta vie, le sol de ton existence, et pourtant tu me portes peu de reconnaissance ?

Alors que viens tu encore me demander, toi qui me balaye chaque jour, au pied du baobab ? »

 

KUMBA : Tu me connais ? Tant mieux alors. C’est baobab et goyavier qui m’envoient prendre un peu de toi. Si tu le veux bien.

 

TERRE : Oui je sais ce que tu es venue faire là. D’ailleurs il était tant que tu arrives.

KUMBA : Je suis heureuse que tu le prennes comme ça. Ou dois je prendre ce petit peu de toi ?

 

TERRE : Baisse toi et prend une poignée de terre  dans le trou. Enferme la dans ta boite et reprend ta route. Un long chemin t’attend. Tu dois rebrousser chemin et traverser la plaine jusqu’aux champs de bruli. La tu trouveras le feu.

 

 

-Scène 11 : petite fille/ compagnon/ feu

 

SAMBA : Regarde là bas, c’est le champ dont nous parlait la terre !

 

KUMBA : Encore quelques pas.

 

SAMBA : Nous y voilà, je te laisse faire. Tu commence a avoir l’habitude.

 

KUMBA : Feu ? Es tu là ? Je suis pressée, sors de chez toi !

 

FEU : « EH ! Sais tu a qui tu viens t’adresser ?

Mesures tu ma puissance ? Sais tu ma prestance ?

Moi qui brûle, moi qui chauffe vos cœurs et vos esprits.

Je vous offre lumière, je vous offre repas chaud et viande cuite, parfois même vous passez vos nuits autour de moi, à discuter, sans même vous préoccuper de ma destinée.

D’un geste nonchalant vous me jeter de l’eau pour m’éteindre, puis vous me rallumez quand bon vous semble.

Croyez vous alors pourvoir décider de ma destinée ainsi ?

Mais petite fille, qui t’envoies ? Que cherches tu ?

Encore jamais aucun être humain ne m’as parlé, aucun ne m’a considéré comme son égal. D’ailleurs aucun d’entre vous ne penserait que je parle.

Es tu différente des autres ? N’as-tu pas peur de moi ?

Je brûle, parfois je m’étale et fait des ravages.

Tu devrais te méfier car tu sous estime mes capacités. »

 

KUMBA : Pardonne moi, je suis venue te chercher pour m’aider.

 

FEU : De l’aide ? Moi ?

 

KUMBA : Oui, j’ai fait tout ce chemin en sachant que tu m’aiderais. C’est baobab et goyavier qui m’envoient pour que tu sauves mon village, ma région. Elle est dévastée par le manque d’air, de terre, de feu et d’eau à cause d’un barrage. J’ai donc besoin d’un peu de tes flammes pour réchauffer et sauver mon village.

 

FEU : Bon, tu es gentille et je vois que tu as parcouru bien des kilomètres pour me trouver. Je vais donc t’aider.

Tu ne peux pas me toucher alors ouvre ta boite et laisse une de mes flammes se glisser à l’intérieur. Ainsi tu auras ce que tu désires et tu pourras reprendre ta route.

 

KUMBA : Merci feu.

 

 

-Scène 12 : Monologue de l’eau :

KUMBA : Goyavier m’a envoyé te parler. J’ai besoin de toi. M’entends tu ?

 

EAU : « Toi qui coules sous les problèmes de ton village, je savais que tu viendrais t’abreuver auprès de moi.

Ne suis-je pas la source de vie de tous ? Ne sus je pas l’indispensable dans ta course ?

De tous mes états vous tirez profit.

Que je sois de glace, liquide ou vapeur,

que mon humeur soit déchaînée comme une mer un soir de pleine lune, calme comme un ruisseau naissant, que mon courant te dévie de ton chemin,

Que je sois trouble ou claire,

Glaciale, froide, ou chaude, tu boue devant ma jeunesse éternelle.

 

Je suis si grande et pourtant personne, partout tu me trouves dans ce monde. Je t’inonde, je m’assèche, il n’es pas toujours aisé de me posséder a volonté.

Je suis un enjeu mondial, car même la plus vitale des choses, vous n’avez su la partager en toute équité.

Certains ne se rendent même plus compte de mon importance, ouvrant a souhait des robinet d’où je jailli a flot, d’autres parcourent des kilomètre pour me porter sur leur tête.

Parfois je crie l’injustice, mais en vain, personne n’écoute mon flow, que ce soit le ploc d’une goutte d’eau, que ce soit le grondement de ma cascade, ou la puissance d’une vague.

A ton retour, tu flotteras sur un nuage de bonheur, heureuse d’avoir pu résoudre ce qui affaiblissais ton village. »

 

KUMBA : O comme tu es douce, o comme tu me plais. J’ai écouté avec attention ton discours et maintenant  je voudrai te demander, dans l’espoir de m’aider, quelques une de tes gouttes.

 

EAU : Jolie Kumba, ne t’en fais pas et sers toi.

 

KUMBA : Merci belle eau et je me souviendrai toujours de tes mots.

 

 

-Scène 13 : Monologue de l’air

L’air : Fffffffff……………. (Bruits du vent)

Mais qui sont ces deux compagnons qui errent en ces contrées désertiques ???

 

Kumba : et mince voila maintenant que quelqu’un parle et qu’on ne peut pas le voir !!

 

Le vent : ha !ha !ha ! je suis le plus fuyard des éléments, je pénètre partout, rien e peut me faire face, car je trépasse dans tous les espaces.

Tu me respires sans ne jamais t’arrêter, sans moi aucun homme n’aurait vu le jour.

Que voulez vos, vous cherchez quelqu’un ???

 

Kumba : oui toi, mais ou es tu ??

 

L’air : Partout !

 

Kumba : Je dois prendre un petit eu de toi, te mettre dans ma boite pour te ramener jusqu'à mon village. Là bas, tu n’y arrives pus à cause barrage si grand !

 

L’air : ça fait longtemps que je t’attends, car il fallait venir me chercher pour que je puisse y retourner. Alors simplement ouvres ta boite, et je m’occupe du reste. Referme bien vite ta boite des que j’ai terminé, et va t’en ite retrouver ton village, et surtout prend le chemin le plus court, quelque chose me dit que la bas tu es attendue avec impatience.

 

 Chose faite, les deux compagnons s’empressèrent de partir en chemin inverse, une ivresse les fit avancer aussi vite qu’il n’étaient encore jamais allés.

 

-scène 14 : retour au village,

Kumba : Ca y’est grâce a toi, j’ai toutes les clés pour faire revivre mon village. Je ne sais pas comment te remercier

 

Samba : C’était un plaisir pour moi de rencontrer une jeune fille comme toi. Je vais peut être te laisser la, tu n’as plus besoin de moi a présent.

 

Kumba : Non, suis moi, je veux te présenter ma famille, tous les honneurs seront pour toi, je n’y serais jamais parvenue seule.

 

Samba : T’es sur que a ne dérange pas ??

 

Kumba : On va tout de même pas se quitter comme ça

(Elle lui prend la main, et l’entraîne avec elle)

 

(Une voisine dans le champ, elle crie)

 

Voisine : kumba est la, elle est revenue, elle est saine et sauve, kumba est la

(Les villageois arrêtent leurs activités, ils courent vers kumba, ils l’acclament)<